Lors de mon inscription au stage, vu l'intitulé, je m'attendais à apprendre à "gérer", quoi faire avec mon corps lors du parler ou du bouger en scène. Après la réunion d'information, j'étais un peu perplexe puisqu'il y fut dit que nous travaillerions en fait l'économie de moyens, et non le déplacement proprement dit.
Malgré mon hésitation, je suis venu... Et je n'ai rien regretté, que du contraire!
J'ai pu réaliser au cours de ce week-end que dire son texte en épurant au maximum son expression corporelle le rendait parfois bien plus fort; et plus largement j'ai pris pleinement conscience de toute une série de petits mouvements "parasites" qui s'ajoutent spontanément à la parole (mouvements de tête, de sourcils, de mains,...). Bien sûr, il ne paraîtrait pas naturel de tout ôter, mais le savoir change la donne: on peut ensuite les doser et mieux les assumer, voire leur donner un vrai sens.
Ce qui était particulièrement intéressant était de voir jouer les autres stagiaires: cela confirmait ce qu'on avait peut-être du mal à admettre pour soi: en faire moins, c'est bien aussi. C'est souvent juste!
Cerise sur le gâteau, l'ambiance était très détendue, autant grâce aux participants qu'à Antoine Guillaume.
Merci donc à l'ABCD, à Antoine et à Micheline!!
Rohan Van Vooren
Le stage sur "les mouvements du corps au théâtre" a été dirigé par Antoine Guillaume avec pédagogie, finesse et humour.
Il a été pour tous très intéressant. Pour ma part, je l'ai trouvé surprenant et passionnant car il nous a fait prendre conscience, pour reprendre les mots de Rohan, de tous les gestes parasites qu'un comédien pouvait avoir en jouant : haussement des sourcils, des épaules, balancement imperceptible du buste, un pouce qui se soulève, des doigts qui s'écartent, etc... Bref, des mouvements inappropriés devenus des tics et qui desservent celui qui joue. Alors qu'un corps en apparence immobile, un regard animé, une voix aux intonations nuancées suffisent pour donner plus de force à son jeu et captent mieux l'attention de l'audience.
L'apprentissage pour atteindre la maîtrise de ce corps indiscipliné sera long mais à force de volonté et de persévérance dans des exercices répétés nous pouvons peut-être y arriver.
Comme a conclu Micheline, Antoine nous a donné une nouvelle arme pour donner plus d'authenticité et de vérité à notre jeu et nous devrons la fourbir ainsi que toutes les autres avant chaque spectacle.
Encore un grand merci à Antoine pour sa patience et la diversité des exercices proposés qui ont rendu ce stage très vivant et prenant.
Estelle Kernevez
En m'inscrivant au stage d'Antoine Guillaume, je pensais avoir l'occasion de travailler sur ma 'corporalité'. Plus précisément, mes mauvaises postures, mes mouvements parasites, etc. J'ai donc hésité à venir après avoir assisté à la réunion préparatoire. J'ai en effet compris pendant cette réunion que nous allions travailler sur l'économie de moyens. Etait-ce vraiment ce que je recherchais ? Cela allait-il répondre à mes 'problèmes' ?
Le constat est plus que positif.
Même si ce stage n'a pas répondu à toutes mes attentes, même si l'exercice du 'seule en scène' reste pour moi difficile, cela m'a permis de prendre conscience que l'absence de mouvements peut être très forte voire même très expressive ! Je ne sais pas si cela me permettra de 'mieux me tenir' en scène, mais en tout cas, cela m'enlève la pression de croire qu'il faut absolument faire quelque-chose pour être vue et entendue.
Je ne regrette absolument pas le travail effectué pendant ces 2 jours. De plus, et cela a contribué au succès de stage, l'implication d'Antoine était totale et sans jugement.
Un grand merci à Micheline pour l'organisation impeccable et très agréable de ce stage !
Sandrine van Stratum
Nous avons tous nos tics, nos manies théâtrales... Mon point faible, ce sont les sourcils que je lève fréquemment pour accentuer une phrase, un mot. Est-ce que je fais passer plus de sentiments pour autant ?
Et vous, quelle est votre "fausse vérité du corps en mouvement" ?
Un titre intrigant pour un stage plein de bonnes surprises. Les 27 et 28 mars derniers, nous étions douze ? membres de troupes ou élèves libres ? à suivre cette formation d'Antoine Guillaume.
Merci à l'ABCD pour l'organisation et la découverte de ce professeur un peu fou, dynamique, patient et pédagogue ! L'ambiance décontractée a également contribué à la réussite de ce stage.
Le travail à partir de deux dialogues imposés et d'un monologue libre nous a permis de nous poser les questions suivantes : est-il nécessaire de "jouer" des sentiments tels que la tristesse et la colère ? La voix et le regard ne sont-ils pas nos outils les plus précieux pour faire passer un message ?
Bien sûr, après ces deux journées, nous ne sommes pas encore guéris de nos petits gestes machinaux mais c'est un bon début...
J'attends avec impatience de savoir ce que Micheline Christophe nous prépare pour les mois à venir !
Axelle Fischer