Nous le savons tous, le théâtre est une magie et un instant de rêve. Tant d'éléments contribuent à ce moment magique: les comédiens, les costumes, la lumière et ... le décor.
Nous avons donc tous essayé d'appréhender quelques techniques de décor pendant ce week-end et figurez-vous que même les moins doués d'entre nous (dont moi!) ont pu réaliser une oeuvre impérissable, c'est-à-dire une statue en plâtre.
Non seulement nous avons créé une "oeuvre" de nos propres mains mais en plus, nous nous sommes follement amusés en jouant, comme des enfants, avec le plâtre, les couleurs...
Par la suite, Blanche nous a montré divers décors réalisés par elle et nous a expliqué comment elle avait procédé avec très peu de moyens et le résultat nous a souvent laissés pantois. Bien sûr, elle dessine très très bien et a beaucoup d'imagination !
A quand le prochain atelier ?
Ginette Brutout
Voilà que je viens d'apprendre à 72 ans à modeler du plâtre ! Du moins je crois, car j'ai un nombre incalculable de fois dans ma vie travaillé avec des matériaux apparentés : ciment gris, ciment-colle, mortier préparé, polyfilla (en poudre et en pâte) et je passe sur une série d'autres marques de produits destinés à boucher des trous ou à enduire des murs… mais je ne me souviens pas qu'il y ait eu du plâtre et encore moins que ce fut dans un but artistique. Eh bien, voilà qui est fait, et c'est Blanche et Christine qui ont comploté toutes les deux pour que cela arrive.
Oh évidemment ce n'est pas moi qu'elles visaient au départ, pas plus que lorsque vous placez un piège à souris dans votre cave vous mettez un nom sur la bêbête qui va s'y laisser prendre. Et en fait, je n'étais pas seul parce que nous étions 9 à entrer… mais non ! pas dans le piège à souris : dans le grand local avec la belle fresque murale du Collège St-Michel mis à la disposition des participants au stage de bricolage organisé par l'ABCD les 29 et 30 janvier de cette cinquième année de notre troisième millénaire.
Ce n'est qu'en rentrant à la maison à l'issue de la première journée que je me suis rendu compte d'une certaine fatigue dans les jambes. Tout au long des huit heures passées debout à tripoter de la frigolite, du triplex, de la colle, une panoplie d'outils variés, des chiffons trempés dans du plâtre et à courir avec un balai derrière une multitude de petites boulettes blanches s'éparpillant et s'accrochant partout (et le terme " partout " n'est pas surfait), je n'ai eu à aucun moment le temps de ressentir un quelconque surmenage musculaire.
Que dire alors pour Blanche qui n'a pas cessé de circuler de l'un à l'autre, d'expliquer, de conseiller, de mettre elle-même la main à la pâte, de scier du bois (attention : sans jeu de mots; j'atteste qu'elle n'a pas ronflé).
Ce fut vraiment un chouette week-end et je me dois de remercier Miette, mon épouse, de m'avoir asticoté pour me faire participer à ce stage : "J'en ai déjà suivi sept, m'a-t-elle dit, maintenant les décors, c'est toi que ça concerne !". Mais c'est surtout la pensée de retrouver deux anciennes amies qui m'a décidé (disons pour plus de précision une très ancienne et l'autre comparativement plus récente) et tout de même aussi de faire la connaissance de nouvelles têtes animées par la même passion : le théâtre et en l'occurrence les décors.
Le programme essentiel préparé par Blanche était de faire fabriquer un personnage que l'on pourrait placer par exemple dans l'entrée de sa maison (je m'explique : pas la maison de Blanche ; elle n'aurait eu besoin de personne pour ça, chacun(e) dans sa propre maison). Alors, j'étais parti de l'idée d'un vrai petit personnage complet sur toutes ses faces et je me demandais déjà comment le faire tenir debout sans faire peur à nos chats et chiens. Mais ce n'était pas ça l'idée de Blanche. D'après les modèles qu'elle nous a proposés il s'agissait de bas reliefs tirés de l'art ancien.
Et j'ai pu me rendre compte que mes co-stagiaires ont réellement la fibre de la décoration. Les œuvres que j'ai vues dressées au fond de la salle en fin du deuxième jour l'ont prouvé. Bravo à tous !
Le clou du stage a été la présentation des photos, dessins et diapositives des magnifiques décors réalisés par Blanche au cours des années qu'elle a consacrées au service du théâtre amateur. Ses explications techniques nous ont permis de mesurer son ingéniosité.
Merci à toi Christine, l'organisatrice des stages de l'ABCD, de m'avoir donné l'occasion d'adresser à Blanche par l'intermédiaire de "Cour et Jardin", ce témoignage d'admiration au nom des troupes qui ont bénéficié de sa précieuse collaboration.
Serge Praillet