Logo de l'ABCD Logo de l'ABCD

Combats scéniques
Stage animé par Jacques Cappelle
les 1e et 2 mai 2010
Echos de 3 participants

Cris et gémissements

Dans une pédagogie enrichissante, Jacques Cappelle nous a guidés d'une main de maître dans un gant de cuir. Ce fut assez physique mais sans séquelles grâce à l'échauffement préalable et au stretching final.

Durant ce stage, j'ai été fort "frappé" par son souci majeur de sécurité, sur lequel il insista plusieurs fois au cours des deux journées.

Le grand principe de ces combats est l'illusion basé sur :

  1. l'éloignement des spectateurs et la partie du corps de l'acteur, qui reçoit l'impact, cachée au public
  2. le bruitage très pointu qui accompagne chaque impact
  3. des mouvements détournant l'attention du spectateur
… de la pure magie en fait !!!

Après cette théorie, les exemples pratiques suivent. Notre animateur montre une séquence de 3-4 coups que l'on répète, ensuite une seconde série et puis on enchaîne le tout.

L'ambiance est très agréable malgré qu'on se f… sur la figure et les filles ne sont pas les moins acharnées. Ceci dit, certaines chutes spectaculaires permettent aussi une belle observation de l'anatomie postérieure masculine.

Tout ceci se passait dans la salle de gymnastique de la section primaire d'un athénée et je me demande ce qu'aurait pensé un gamin, venu rechercher ses affaires, en nous voyant, nous adultes, nous envoyer baffes, torgnoles, beignes, pêches et marrons en tout genre ou en nous voyant nous menacer avec épée de bois ou couteau factice !!

Francis Colignon.

Ce stage était un vrai bonheur.

Une très bonne ambiance, une formation précise, claire et efficace
Un formateur exceptionnel
Des participants géniaux
Et une organisatrice merveilleuse

Et du soleil…

Merci

Nathalie Vandenplas

Les Quinze Salopards

9h30. Alors qu'un soleil timide peine à réchauffer les rues désertes de la ville, aucun habitant de cette paisible bourgade de l'ouest de Bruxelles ne se doute à cet instant que la salle de gymnastique de l'athénée Maurice Carême serait le théâtre d'affrontements sanglants. En effet, c'est là que quinze individus encore mal réveillés se sont donné rendez-vous, bien décidés à régler leurs comptes.

Après quelques salutations polies et sourires de façade, une mise en condition rapide plonge nos quidams au cœur du sujet. En un clin d'œil la timidité ambiante s'efface au profit d'un esprit rageur et belliqueux. Les premières gifles pleuvent, les têtes virevoltent dans tous les sens. Certains corps donnent l'impression de pantins désarticulés.

La pause de midi ne parvient pourtant pas à calmer les ardeurs. Une fois les boîtes à tartines rangées, les premiers coups de poing ne tardent pas à prendre le relais, direct du gauche, du droit, au visage puis au foie, uppercuts à la mâchoire, rien n'est épargné aux valeureux participants. La salle prend des allures de ring, d'aucun s'attendaient à voir surgir Rocky Balboa ou Triple H !

Pour compléter le programme, les plus téméraires n'hésitent pas à empoigner une tige de bambou en guise de fleuret afin d'esquisser quelques passes à faire pâlir Lagardère en personne.

Au terme de cette première journée bien remplie, et après un passage en revue rapide des troupes, on ne dénombre finalement que quelques ecchymoses bénignes et courbatures diverses. Un vrai miracle !

Rien de tel qu'une bonne nuit de sommeil pour faire disparaître la fatigue, mais pas le désir brulant d'en découdre une fois pour toutes ! La petite mise en jambes passée, les combats reprennent de plus belle. Les épées de bambou fendent l'air : en garde ! Chassez ! moulinet intérieur, puis extérieur, quinte! Quel spectacle, mesdames et messieurs : quand Cyrano rencontre Béjart ! (célèbre chorégraphe réfugié en Suisse, disparu récemment; il est connu pour avoir remis au goût du jour une chemise courte et légère nouée négligemment sur le ventre via un ballet sur une musique oubliée un brin répétitive, qui faisait : touuuuum tidi di didi di toum toum toum…)

De fait, les échanges se font de plus en plus rythmés, de plus en plus passionnés, et la sueur ne tarde pas à perler sur le front de nos bretteurs essoufflés, mais ravis.

Ensuite, lassé des échanges distants, le combat au corps à corps fait rage : couteaux, canifs, dagues… tout est bon pour tailler dans le lard, façon jambon d'York.

Mais déjà le soir approche et après un bref récapitulatif, le maître décide de mette fin aux hostilités devant l'épuisement de nos courageux combattants aux mines rayonnantes.

Combats avec mercis

Tout d'abord, merci à celle qui le temps d'un week-end a troqué les tirades et les perruques pour laisser éclater ses talents d'organisatrice et se glisser dans le rôle discret de paparazza( ?) et de préposée percolateur : Micheline Christophe, who else ?

Ensuite, merci à notre maître : Jacques Cappelle qui, en à peine deux jours, a su nous faire partager sa passion et son immense talent. Au-delà de sa patience, sa gentillesse et son humour, il y a une rencontre avec quelqu'un de rare qui, telle la marque de Zorro, laissera une trace indélébile dans nos mémoires et dont le savoir faire fit que, par un beau matin de mai, quinze individus venus d'horizons différents s'empoignèrent et ne se firent point de mal.

Sylvain De Wael

[ Stage Cappelle ]